Lettre ouverte aux scientifiques

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« Le plus noble emploi que nous puissions faire de la pensée est l’étude des œuvres du Créateur… L’émotion la plus belle et la plus profonde que nous puissions vivre est celle du sentiment mystique. »
Albert Einstein (1879-1955)

Le 1er décembre 2012 – Année R+C 3365

Lettre ouvertes des Rose-Croix aux scientifiques
(pour un rapprochement entre la science et la spiritualité)

De nos jours, la majorité des astrophysiciens s’accordent à dire que l’univers est apparu il y a environ 13,7 milliards d’années, suite à une gigantesque explosion cosmique que la communauté scientifique désigne sous le nom de «big bang». En moins de trois minutes, cette explosion enfanta la lumière, puis les atomes de base (hydrogène et hélium) qui forment les galaxies et les étoiles. Parallèlement sont apparues les notions de temps et d’espace, telles que nous les connaissons actuellement.

Désormais, nous savons que l’univers contient des milliards de milliards de galaxies, d’étoiles, de planètes et d’astres divers. Par ailleurs, les scientifiques ont acquis la conviction qu’il continue à se refroidir et à s’étendre, mais n’ont pas de certitude quant à la question de savoir s’il est fini ou infini. Si les recherches entreprises depuis de nombreuses années permettent de mieux comprendre la manière dont il s’est formé et comment il évolue, de nombreux points demeurent inexpliqués. De toute évidence, il y a encore beaucoup à apprendre au sujet de l’univers, et il est peu probable que l’homme parvienne un jour à résoudre toutes les énigmes le concernant.

Étant donné que cette lettre ouverte s’adresse avant tout aux scientifiques, il me semble inutile de rappeler les grandes étapes qui ont marqué la création et l’évolution de l’uni- vers, depuis le big bang jusqu’à son état actuel. En effet, ils les connaissent beaucoup mieux que je ne saurais les décrire. Par ailleurs, on peut les trouver aisément dans des livres traitant de ce sujet, ainsi que dans des documentaires réalisés sur ce thème, lesquels sont de plus en plus explicites et attrayants. En cela, il est réjouissant de constater que l’étude de l’univers, fût-elle “vulgarisée”, est désormais accessible à de nombreuses personnes, y compris aux enfants.

Si la question de savoir comment l’univers s’est formé est digne d’intérêt, celle qui consiste à se demander pourquoi l’est tout autant. Or, très peu de scientifiques s’y intéressent, et ce, pour deux raisons fondamentales. En premier lieu, nombre d’entre eux considèrent que cette question relève davantage de la métaphysique que de la physique, ce qui est vrai. En second lieu, la science en général est plutôt matérialiste dans sa démarche, de sorte qu’elle exclut a priori toute hypothèse spiritualiste. C’est naturellement son droit, mais ce faisant, elle reste prisonnière d’un rationalisme excessif qui tend à limiter le champ de ses recherches et de ses études.

Nous savons désormais que l’univers se réduisait à l’origine à un centre d’énergie aussi prodigieux que minuscule, puisqu’il était plus petit qu’un atome. Or, de cet «atome primordial», comme certains l’ont appelé, ont jailli toutes les galaxies, tous les soleils, toutes les planètes et tous les astres qu’il contient. Ce constat est un tel défi à la raison que l’on peut être tenté d’y voir un “miracle”, à défaut d’un terme mieux approprié. Que dire également du processus qui aboutit à la naissance d’un être humain ? Là aussi, la science connaît les étapes qui marquent le développement de l’embryon puis du fœtus, mais elle est incapable d’expliquer le “miracle” qui permet à un œuf d’à peine un millimètre de diamètre (union d’un spermatozoïde et d’un ovule) de contenir en puissance toutes les cellules et tous les organes d’un corps humain adulte.

Que les scientifiques dont vous faites peut-être partie ne se méprennent pas sur les remarques précédentes. Les Rose-Croix n’adhèrent pas à la notion de “miracle”, au sens religieux du terme. Si certains phénomènes nous semblent “miraculeux”, c’est uniquement parce que nous sommes incapables, à un moment donné de nos connaissances, d’en comprendre la cause. Pour les hommes préhistoriques, le lever et le coucher du Soleil étaient miraculeux. Désormais, nous savons qu’ils sont dus au fait que la Terre tourne à la fois sur elle-même et autour de lui. Au Moyen-Âge, la moindre guérison tenait du miracle dans l’esprit des gens. Depuis, la médecine a beaucoup progressé et traite la plupart des maladies, sans parler de la chirurgie. Cela étant, la science ne sera jamais capable de tout expliquer, tant est vaste ce qu’il lui reste à découvrir et à comprendre.

Il y a environ 4,5 milliards d’années, en périphérie d’une galaxie “ordinaire”, se forme un système solaire probablement semblable à des millions d’autres dans l’univers. Après une très longue période de refroidissement et de transformations en tous genres, l’une de ses planètes, en l’occurrence la Terre, devient le théâtre d’un phénomène absolument extraordinaire, pour ne plus dire “miraculeux” : l’apparition de la vie, d’abord dans les océans sous forme d’êtres unicellulaires, puis sur la Terre elle-même, avec les premiers amphibiens. Dès lors, elle ne cessa de se développer et donna naissance à des êtres vivants de plus en plus diversifiés, depuis les animaux préhistoriques jusqu’aux mammifères et à l’homme lui-même. Là encore, la science est capable de retracer la manière dont la vie a évolué sur notre planète, mais elle ne peut expliquer ce qu’est la vie en tant que telle.

Comme vous le savez, la plupart des religions attribuent l’apparition de la vie sur Terre à Dieu. Selon elles, c’est Lui également qui créa l’univers, en six jours si l’on en croit la Bible. Et d’après la Genèse, l’homme lui-même serait apparu le sixième jour, tel qu’il est actuellement sur les plans physique et mental. Les Rose-Croix ne peuvent que comprendre le désaccord des scientifiques face à cette vision des choses. Comme eux, ils sont, non pas créationnistes, mais évolutionnistes. Autrement dit, ils pensent que l’être humain n’a pas été créé ex nihilo par on ne sait quel Créateur, mais qu’il est le résultat d’une très longue évolution de la vie, à travers des êtres de plus en plus complexes et de plus en plus élaborés. En fait, nous souscrivons à l’idée selon laquelle il serait issu d’une branche parallèle aux grands singes anthropomorphes.

Puisque je viens de me référer à Dieu, il me semble utile également de préciser que d’un point de vue rosicrucien, il ne s’agit en aucun cas d’un Surhomme situé quelque part dans le ciel, occupé de tout temps à faire en sorte que l’univers soit ce qu’il a été depuis ses origines et à surveiller ce qui se passe sur Terre, au point d’intervenir personnellement dans les affaires humaines. Nous respectons cette conception anthropomorphique de Dieu, mais ne la partageons pas. En effet, nous pensons plutôt qu’Il s’apparente à l’Intelligence, la Conscience, l’Énergie, la Force (peu importe le terme) qui est à l’origine de toute la Création, et qu’Il agit à travers elle au moyen de lois naturelles et universelles impersonnelles. Selon nous, ces lois sont de deux sortes, physiques et métaphysiques, ce qui nous ramène au clivage apparent qui existerait entre la science et la spiritualité.

Si l’on remonte à la plus haute Antiquité, notamment à la Grèce ancienne, on constate qu’il n’y avait pas de frontière entre la science et la spiritualité. C’est ainsi que la plupart des philosophes de l’époque étaient spiritualistes et admettaient comme une évidence l’existence de l’âme et celle de Dieu. Pour prendre quelques exemples marquants, Démocrite (Ve siècle avant notre ère) voyait en Lui « l’Intelligence ordonnatrice du cosmos ». Or, c’est lui qui émit pour la première fois l’idée selon laquelle la matière est constituée d’atomes, mot grec qui signifie littéralement « insécable ». Mieux encore, il postula que ces atomes étaient composés de particules auxquelles il donna le nom d’éons. De nos jours encore, il est considéré comme le père de l’atomisme. Que dire également de Pythagore (VIe siècle avant notre ère), qui fut le premier à assimiler Dieu au Grand Architecte de l’Univers et à le symboliser par la Tetraktys, somme des 4 premiers nombres (1 + 2 + 3 + 4 = 10). Pensons également à Empédocle (Ve siècle avant notre ère), qui proposa la première classification des espèces et envisagea «une continuité de la vie et de la conscience» à travers les règnes de la nature.

En fait, c’est l’avènement des religions monothéistes qui créa la rupture entre la spiritualité et la science. Partant du principe que les Livres sacrés (Bible et Coran) contenaient la Vérité divine et toute la Connaissance accessible à l’homme, elles combattirent tous ceux qui cherchaient ailleurs les réponses aux questions qu’ils se posaient. Parallèlement, elles frappèrent d’hérésie tous ceux qui osaient contredire les Saintes Écritures sur tel ou tel point. C’est ainsi que nombre de savants et de philosophes furent condamnés par les autorités religieuses, au mieux à se rétracter, au pire à mourir sur le bûcher. À titre d’exemple, Copernic fut menacé par l’Inquisition pour avoir dit que la Terre est ronde et qu’elle tourne autour du Soleil. Quant à Giordano Bruno, il fut brûlé vif en 1600 pour avoir envisagé que d’autres mondes que le nôtre puissent être habités. Dans ces conditions, on peut comprendre que les esprits les plus éclairés de ces époques sombres aient mené leurs recherches dans le plus grand secret et se soient éloignés de la religion.

Du fait de l’intolérance manifestée à son encontre par la religion, la science adopta par réaction une démarche de plus en plus rationaliste. Cette tendance se radicalisa avec le temps et donna naissance au scientisme, attitude tout aussi dommageable, basée sur l’idée que seule la science peut tout expliquer. Faisant de la raison le fondement exclusif de ses investigations, ce courant de pensée, qui atteignit son apogée au XIXe siècle, séduisit de nombreux penseurs et se perpétua avec vigueur jusqu’à notre époque. Malheureusement, cet état d’esprit prévaut toujours dans la science, de sorte que la plupart des scientifiques actuels ont tendance à exclure de leur mode de raisonnement tout postulat ou tout argument ayant une connotation spiritualiste. En un mot, la majorité d’entre eux demeurent résolument matérialistes, ce que nous regrettons profondément.

Désormais, nous savons que l’univers est le théâtre d’une intense activité : des soleils et des planètes naissent et meurent chaque minute, des explosions cosmiques ont lieu en permanence, des astéroïdes fendent continuellement l’espace, etc. Mais malgré cette incroyable agitation, c’est l’ordre et non le chaos qui prévaut. Les savants grecs l’avaient déjà compris, puisqu’ils parlaient du cosmos, terme qui signifie littéralement «univers organisé». Dès lors, est-il vraiment absurde d’envisager qu’il y ait une Volonté, une Direction, une Intention à l’œuvre dans l’univers ? À ce propos, Isaac Newton (1642-1727), qui fut en relation étroite avec la Fraternité rosicrucienne de l’époque, déclara : « Cet arrangement aussi extraordinaire du Soleil, des planètes et des comètes n’a pu avoir pour source que le dessein d’un Être intelligent et puissant, qui gouverne tout et que l’on pourrait désigner sous le nom de “Gouverneur universel”. » Quant à la Terre elle-même, des calculs de probabilité ont montré qu’il y avait une possibilité sur un million pour qu’elle réunisse un jour les conditions indispensables à la vie, telle qu’elle s’exprime sur notre planète. Aussi, est-il rationnel d’invoquer le hasard ?

En dernière analyse, il y a deux manières d’envisager l’existence de la Terre et des for- mes de vie qu’elle abrite, parmi lesquelles l’homme lui-même. Soit on considère effectivement qu’elle est due au hasard et ne poursuit aucun but ; c’est le point de vue de la plupart des scientifiques. Soit on pense au contraire qu’elle s’intègre dans un processus qui a été mis en œuvre par une Cause intelligente et intentionnée ; c’est la position de tous les spiritualistes, notamment des Rose-Croix. Pour eux, il est évident que l’univers s’inscrit dans un Dessein cosmique, pour ne pas dire un Plan divin, et que les êtres humains en sont à la fois des acteurs et des spectateurs. Des acteurs : parce que notre comportement et nos choix influent sur l’humanité dans son ensemble et sur le devenir de notre planète. Spectateurs : parce que nous pouvons observer l’univers et nous laisser émerveiller par tout ce qui en fait la grandeur, la beauté et le mystère.

Précisément, qu’en est-il de l’homme actuel ? D’un point de vue rosicrucien, et comme je l’ai dit précédemment, il est le résultat d’une évolution qui couvre des millions d’années, tant sur le plan physique que sur le plan mental. En cela, nous rejoignons les scientifiques. Désormais, il est prouvé que l’Homo sapiens sapiens (l’homme qui sait qu’il sait), espèce à laquelle nous appartenons, compte parmi ses ancêtres directs ou indirects l’homme de Cro-Magnon, connu pour ses peintures rupestres, l’homme de Néandertal, auquel on attribue le premier culte des morts, l’Homo erectus, l’homo habilis, l’australopithèque et le ramapithèque, apparu il y a environ 10 millions d’années. Durant tout ce temps, le corps de l’homme n’a cessé de se transformer et de s’affiner, pour devenir ce qu’il est de nos jours. Rappelons également qu’il a fallu des millions d’années à nos ancêtres les plus lointains pour marcher debout (la bipédie), et être capables d’opposer le pouce aux autres doigts (la préhension), deux faits déterminants dans l’évolution de l’homme.

Ce qui est vrai pour le corps physique de l’homme l’est également pour son intelligence. Pour s’en convaincre, il suffit de penser à toutes les découvertes et inventions qui ont jalonné l’histoire de l’humanité, ainsi qu’à toutes les sciences et techniques qu’elles ont générées ou qui leur sont associées : astronomie, médecine, physique, chimie, biologie, zoologie, anthropologie, arithmétique, géométrie, géologie, paléontologie, botanique, géographie, météorologie, écologie, etc. Depuis la découverte du feu jusqu’à celle du boson de Higgs (que certains auraient qualifié de « particule de Dieu »), que de chemin parcouru par l’homme dans l’usage de ses facultés mentales ! Grâce à son cerveau, dont on ignore encore beaucoup de choses quant à sa structure et à son fonctionnement, il a donné naissance à la vie en société et à la civilisation. Mais parallèlement, les êtres humains n’ont cessé de s’entretuer, ont massacré des millions d’animaux, épuisé nombre de ressources naturelles, pollué gravement la planète, etc. Cela pose tout le problème d’une faculté qui, selon nous, transcende nos fonctions cérébrales : la conscience.

Qu’est-ce que la conscience ? La plupart des scientifiques considèrent qu’elle est le produit du cerveau et l’assimilent à la pensée, à laquelle ils associent quatre sortes d’ondes cérébrales : les ondes delta, les ondes thêta, les ondes alpha et les ondes bêta, auxquelles certains ajoutent les ondes gamma (entre 30 et 35 Hz). Les Rose-Croix, de leur côté, voient en elle un attribut de l’âme, laquelle utilise le cerveau pour s’exprimer à travers le corps et le mental durant son incarnation. En fait, elle est l’énergie spirituelle qui fait de chacun de nous un être, non seulement vivant, mais également conscient. C’est elle aussi qui est à l’origine de ce qu’il y a de meilleur dans la nature humaine, et c’est sous son impulsion que nous évoluons sur le plan intérieur. En cela, ce que nous appelons communément la «voix de notre conscience» n’est pas une fonction cérébrale, mais une faculté spirituelle. Malheureusement, trop peu de personnes en tiennent compte, ce qui explique l’état chaotique du monde.

Chacun connaît l’adage « science sans conscience n’est que ruine de l’âme », que l’on attribue à François Rabelais, philosophe et médecin du XVIe siècle. Il est un fait que la science, comme tout autre domaine de l’activité humaine, peut être mise au service du bien ou du mal, et faire ainsi le bonheur ou le malheur de l’humanité. Hélas, comme le déclara Francis Bacon, éminent Rose-Croix du XVIIe siècle, père de la science expérimentale : « Peu sont poussés vers la connaissance pour se servir du don divin de la raison dans l’intérêt de l’humanité. » C’est ainsi que les armes nucléaires ou bactériologiques, les pesticides en tous genres, les plantes transgéniques, le clonage reproductif, nombre de vaccins et de médicaments douteux, etc., impliquent directement ou indirectement les scientifiques. S’ils avaient écouté la voix de leur conscience et pensé uniquement au bien commun, auraient-ils utilisé leur intelligence pour créer de telles “choses” ? Je ne le pense pas, car « science en conscience est la lumière de l’âme », laquelle est fondamentalement bienveillante.

Au risque de surprendre les scientifiques qui liront cette lettre ouverte, les Rose-Croix ont souvent été précurseurs, y compris dans les domaines dévolus a priori à la science. Ainsi, ils postulent depuis au moins la fin du XIXe siècle qu’il existe un total de 144 atomes dans la nature. Dans le tableau établi par Mendeleïev en 1869, on en comptait 63. À ce jour, on en a référencé 118, ce qui nous rapproche lentement mais sûrement de 144. Dans le même ordre d’idée, l’enseignement rosicrucien stipule depuis plus longtemps encore que l’être humain a un potentiel génétique qui devrait lui permettre de vivre jusqu’à environ 140 ans. Or, cette hypothèse a été reprise récemment par des savants éminents. Dans un autre ordre d’idée, il est pour nous évident que d’autres humanités peuplent l’univers, certaines étant plus évoluées que la nôtre, d’autres moins. L’avenir prouvera que c’est vrai…

De tout ce qui précède, vous pouvez en déduire que les Rose-Croix ne sont en aucun cas opposés à la science. Ils souhaitent simplement qu’elle rompe avec le matérialisme et s’ouvre à la spiritualité, ce que certains savants, et non des moindres, ont commencé à faire. L’Ordre de la Rose-Croix a d’ailleurs compté parmi ses membres et ses sympathisants des scientifiques célèbres. Outre Isaac Newton et Francis Bacon, citons Théophraste Paracelse, Robert Fludd, Jean-Baptiste van Helmont, Thomas Vaughan, William Crookes, Wilhelm Leibniz, William Harvey, Charles Littlefield, Benjamin Franklin, etc. J’ajouterai que depuis le début du XXe siècle, l’A.M.O.R.C. parraine l’Université Rose-Croix Internationale, qui comporte notamment une section en sciences physiques et une autre en médecine. Le résultat de leurs travaux est publié régulièrement dans la revue Rose-Croix, dans des livres ou à travers des conférences ouvertes au public.

En conclusion, nous pensons, non seulement que la science et la spiritualité sont compatibles, mais également qu’elles sont complémentaires. En fait, elles constituent les deux piliers sur lesquels l’humanité doit prendre appui pour s’élever dans la compréhension de ce que l’on désigne couramment sous le nom de « mystères ». Plus que jamais, elles doivent s’unir et mettre ce qu’elles ont de meilleur au service de son bien-être matériel et spirituel. Cela suppose que les scientifiques adoptent une démarche spiritualiste, pour ne pas dire mystique, et se rendent à l’évidence : la vie sur Terre et l’homme lui-même ne sont pas le fruit du hasard ou d’un concours de circonstances, et l’univers ne se limite pas à exister ; d’un point de vue rosicrucien, il sert de support à l’Évolution cosmique, telle qu’elle opère depuis le big bang. Pour être plus précis, il permet à l’Âme universelle d’évoluer graduellement vers la prise de conscience de sa perfection latente. Or, tout être humain possède en lui une émanation de cette Âme, de sorte que nous sommes tous, non seulement des enfants des étoiles, mais également des âmes vivantes en quête d’Absolu.

Voici donc les quelques réflexions que je souhaitais partager à travers cette lettre ouverte. N’étant pas un scientifique de formation ni de profession, ceux qui le sont jugeront peut-être certains de mes propos quelque peu approximatifs, voire simplistes. Mais s’il en est au moins un parmi eux qui puise en elle une source de questionnement, au point de sentir une résonance en sa conscience si ce n’est en son âme, alors elle aura été utile.

Avec mes meilleures pensées.

Sincèrement et respectueusement.

Serge Toussaint
Pour la juridiction francophone de l’A.M.O.R.C.

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